Taux de vitamine D et démence : ce que révèle une nouvelle étude de 2026 sur la santé cérébrale

Deux hommes d'un certain âge se promenant en plein air sous le soleil, illustrant ainsi un vieillissement en bonne santé et une exposition naturelle à la vitamine D.

Et si tes taux de vitamine D entre 30 et 40 ans pouvaient influer sur la santé de ton cerveau des décennies plus tard ?

Les chercheurs s'intéressent de plus en plus au lien entre la vitamine D et la santé du cerveau. Ils veulent savoir si le niveau de vitamine D au début de la vie peut influencer le vieillissement du cerveau des décennies plus tard.

Un nouveau étude Une étude publiée en 2026 a révélé que les adultes présentant des taux de vitamine D plus élevés à l'âge mûr affichaient des taux plus faibles de tau protéine dans le cerveau 16 ans plus tard. ¹

Tau

L'une des principales protéines impliquées dans la maladie d'Alzheimer et un marqueur des modifications cérébrales précoces associées à la démence.

Dans cet article, nous allons examiner les dernières découvertes et ce qu’elles peuvent nous apprendre sur le lien entre la vitamine D et la démence.

Que savons-nous déjà sur la vitamine D et la démence ?

Avant d'aborder les résultats de cette étude, il est utile de comprendre ce qu'est réellement la démence.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la démence est un syndrome causé par des maladies qui touchent le cerveau. Elle peut perturber la vie quotidienne et avoir des répercussions sur :

  • Mémoire
  • Pensée et raisonnement
  • Orientation
  • Capacité d'apprentissage
  • Langue et communication
  • Jugement et prise de décision
  • Humeur et comportement

L'OMS indique aussi dans sa fiche d'information que la maladie d'Alzheimer est la cause la plus fréquente de démence. Elle représente environ 60 à 70 % des cas dans le monde.²

La démence n'est pas une partie normale du vieillissement, même si l'âge est le facteur de risque le plus important connu à ce jour. Selon l'OMS, le risque de démence d'une personne dépend d'une combinaison de facteurs génétiques, liés au mode de vie, environnementaux et liés à la santé.

Pourquoi la vitamine D est au cœur de la recherche sur la démence

C'est là que la vitamine D devient intéressante. Plusieurs grandes études chez l'homme ont trouvé des liens entre de faibles taux de vitamine D, le déclin cognitif et la démence.³⁻⁵ Aucun nutriment ne décide à lui seul si une personne développera une démence, mais ces résultats posent une question importante : le niveau de vitamine D au début de la vie pourrait-il influencer la santé du cerveau des décennies plus tard ?

Les chercheurs ont avancé plusieurs explications possibles. La vitamine D pourrait aider à réguler les processus inflammatoires, à réduire le stress oxydatif, à préserver la santé des vaisseaux sanguins et à agir sur les régions du cerveau impliquées dans la mémoire et les fonctions cognitives.³⁻⁵

Ces résultats ne prouvent pas de lien de cause à effet, mais ils offrent des explications biologiquement plausibles sur la raison pour laquelle le lien entre la carence en vitamine D et la démence continue de susciter l'intérêt des scientifiques.

Comment se développe la maladie d'Alzheimer ?

Les chercheurs s'intéressent à la vitamine D, car les changements cérébraux liés à la maladie d'Alzheimer peuvent commencer des années avant l'apparition des symptômes.⁶

Des scientifiques ont identifié deux protéines qui jouent un rôle central dans cette maladie :

  • Bêta-amyloïde
  • Tau

Les plaques amyloïdes peuvent commencer à s’accumuler dans le cerveau des décennies avant l’apparition des troubles de la mémoire, tandis que les protéines tau peuvent subir des modifications anormales et former des enchevêtrements à l’intérieur des cellules cérébrales, perturbant ainsi la communication entre les neurones.⁷

Bien que ces deux protéines soient importantes, les chercheurs sont de plus en plus convaincus que l'accumulation de la protéine tau est plus étroitement liée au déclin cognitif et à la progression des symptômes.⁷

C'est pourquoi les études sur le lien possible entre la vitamine D et la démence précoce se concentrent de plus en plus sur des marqueurs biologiques comme la protéine tau, plutôt que d'attendre le diagnostic de démence plusieurs années plus tard.¹,⁷

Comprendre ces changements cérébraux précoces pourrait aider les chercheurs à identifier les facteurs qui influencent la santé cognitive bien avant l'apparition des symptômes.

Étude de 2026 sur les taux de vitamine D et la démence

Pour mieux comprendre si le taux de vitamine D au début de la vie pouvait influencer ces changements cérébraux liés à la maladie d’Alzheimer, des chercheurs de l’étude Framingham Heart Study ont suivi des centaines d’adultes pendant plus de 16 ans.¹

L'étude a porté sur 793 adultes sans démence, dont l'âge moyen était de 39 ans au moment de la mesure de leur taux de vitamine D.

Environ 16 ans plus tard, les participants ont passé des TEP cérébrales avancées pour mesurer deux marqueurs importants liés à la maladie d'Alzheimer :

  • Accumulation de la protéine tau
  • Accumulation de protéines amyloïdes

Les résultats

Les participants qui avaient des niveaux de vitamine D plus élevés à l’âge mûr présentaient, plusieurs années plus tard, une accumulation de tau nettement plus faible dans le cerveau. Ce lien a été observé tant dans l’ensemble du cerveau que dans les régions connues pour être particulièrement vulnérables aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs n'ont pas trouvé de lien significatif entre les taux de vitamine D et l'accumulation d'amyloïde.

Remarque importante

Il s'agissait d'une étude de cohorte observationnelle. Les chercheurs ont mesuré les taux de vitamine D et ont suivi les participants pendant 16 ans avant d'évaluer les modifications cérébrales. L'étude a mis en évidence un lien entre le statut en vitamine D et l'accumulation ultérieure de protéine tau, mais elle ne permet pas à elle seule de prouver que la vitamine D prévient la démence ou est à l'origine des effets observés.

Pourquoi cette étude est-elle importante ?

De nombreuses études antérieures se sont concentrées sur les diagnostics de démence. La présente étude a adopté une approche différente en examinant les modifications biologiques du cerveau avant l'apparition des symptômes.

La protéine tau est de plus en plus considérée comme l'un des indicateurs les plus fiables d'un futur déclin cognitif. En montrant un lien entre des taux élevés de vitamine D et une accumulation moindre de la protéine tau, cette étude renforce les preuves d'un possible lien entre la vitamine D et la détection précoce de la démence.

Il est important de noter que ces résultats ne montrent pas que la vitamine D prévient la démence. Ils suggèrent plutôt que le taux de vitamine D à l'âge mûr pourrait être lié à certains des premiers changements biologiques associés à la maladie d'Alzheimer.

Les auteurs ont conclu qu'un faible taux de vitamine D à l'âge mûr pourrait être un facteur modifiable associé à des changements cérébraux précoces liés à la maladie d'Alzheimer.

Études antérieures sur la vitamine D et la démence

L'étude de Framingham est l'une des premières à examiner si les taux de vitamine D à l'âge mûr sont associés à une accumulation de protéine tau plusieurs années plus tard. Elle n'est toutefois pas la première étude à suggérer un lien entre la vitamine D et la santé cognitive.

Plusieurs grandes études chez l'homme ont trouvé un lien entre le taux de vitamine D et le risque de démence.

La supplémentation en vitamine D et l'apparition de la démence

L'un des sujets les plus débattus études ces dernières années a été publiée en 2023 par des chercheurs de l'université de Calgary et de l'université d'Exeter.³

Cette étude canadienne sur la vitamine D et la démence a analysé les données de 12 388 personnes âgées qui ne souffraient pas de démence au début de l'étude.

Les chercheurs ont constaté que les participants qui déclaraient prendre des compléments de vitamine D présentaient une incidence nettement plus faible de démence au cours de la période de suivi que ceux qui n'en prenaient pas.

Ce lien était particulièrement marqué chez les femmes, ce qui a suscité un intérêt croissant pour la recherche sur la vitamine D, la santé des femmes et la démence.

Il est important de noter que cette étude était observationnelle et ne prouve pas que la supplémentation en vitamine D a directement réduit le risque de démence. Néanmoins, elle reste l’une des plus grandes études menées à ce jour sur la supplémentation en vitamine D et l’apparition de la démence.

Données issues de la UK Biobank

Un autre point important étude a été publiée à partir de données issues de la UK Biobank.⁴

Les chercheurs ont suivi plus de 269 000 participants pendant une moyenne de 13,6 ans et ont étudié le lien entre le taux de vitamine D, la prise de compléments de vitamine D et le risque de démence.

L'étude a révélé que les personnes présentant une carence en vitamine D couraient un risque plus élevé de développer une démence que celles qui maintenaient un taux suffisant de vitamine D.

Les auteurs concluent que garder un taux suffisant de vitamine D pourrait être important pour la santé cognitive à long terme, mais d'autres recherches sont nécessaires pour prouver un lien de causalité.

Que révèlent les revues de la littérature et les méta-analyses ?

En 2025 méta-analyse L'analyse combinée des données issues de plusieurs études observationnelles a révélé que de faibles taux de vitamine D étaient systématiquement associés à un risque accru de démence et de déclin cognitif.⁵

Dans l'ensemble, les études chez l'homme continuent de montrer un lien récurrent entre un faible taux de vitamine D et des performances cognitives moins bonnes.

Les chercheurs précisent que ces résultats ne prouvent pas de lien de cause à effet. Ils aident toutefois à comprendre pourquoi des études comme l'étude de Framingham de 2026 sont si importantes. Au lieu de se concentrer uniquement sur les diagnostics de démence, les chercheurs de Framingham ont examiné les changements biologiques du cerveau qui peuvent survenir des années avant l'apparition des symptômes.

Principes de la supplémentation en vitamine D

Les recherches sur la supplémentation en vitamine D et l'apparition de la démence se poursuivent, et aucune autorité sanitaire majeure ne recommande actuellement la prise de compléments alimentaires à base de vitamine D spécifiquement pour prévenir la démence.

Cependant, la vitamine D reste un nutriment essentiel pour la santé en général. Elle contribue à :

  • Le fonctionnement normal du système immunitaire
  • Le maintien de os et de dents en bonne santé
  • Fonctionnement normal des muscles
  • Absorption et utilisation normales du calcium

La vitamine D provient du soleil, de certains aliments et de compléments alimentaires. Cependant, il n'est pas toujours facile d'en maintenir un taux adéquat.

Les personnes vivant dans les régions septentrionales peuvent ne produire que peu, voire pas du tout, de vitamine D sous l'effet du soleil à certaines périodes de l'année, notamment en automne et en hiver. De ce fait, la carence en vitamine D est relativement fréquente dans de nombreuses populations.

Pour les personnes qui ne parviennent pas à maintenir des niveaux suffisants uniquement grâce à l'exposition au soleil et à leur alimentation, la prise de compléments alimentaires peut constituer une solution pratique. Les besoins varient en fonction de l'âge, du mode de vie, de la situation géographique, de la pigmentation de la peau et de l'état de santé général.

Vérifier ton taux de vitamine D

Un des problèmes de la carence en vitamine D est qu'elle passe souvent inaperçue. Les symptômes peuvent être discrets : fatigue, faiblesse musculaire, baisse de moral ou infections fréquentes. Beaucoup de personnes ne remarquent même aucun symptôme.

Si tu n'es pas sûr de ton taux de vitamine D, faire un test est une première étape utile. Une simple analyse de sang permet de vérifier si tes taux sont dans la fourchette recommandée.

Si une carence est diagnostiquée, des changements alimentaires, une exposition au soleil sans risque ou la prise de compléments alimentaires peuvent contribuer à rétablir un taux de vitamine D normal.

La vitamine D dans nos compléments alimentaires

La vitamine D est reconnue depuis longtemps pour son rôle dans la santé des os, le système immunitaire et la fonction musculaire. Plus récemment, les chercheurs ont commencé à s'intéresser à son rôle potentiel dans le vieillissement cérébral en bonne santé, et un nombre croissant d'études examinent les liens entre le statut en vitamine D, les fonctions cognitives et le risque de démence.

Chez Purovitalis, nous nous concentrons sur les nutriments qui favorisent un vieillissement en bonne santé et la vitalité tout au long de la vie. La vitamine D est l’un des nutriments les plus étudiés dans ce domaine, et ses bienfaits vont bien au-delà de la santé osseuse.

C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons récemment ajouté de la vitamine K2 à notre complément alimentaire à base de vitamine D3 liposomale. La vitamine D aide l'organisme à absorber le calcium, tandis que la vitamine K2 contribue à acheminer ce calcium vers les os et les dents. Elles sont souvent associées dans des formules conçues pour favoriser la santé à long terme.

Bien que la recherche sur la vitamine D et la santé cérébrale en soit encore à ses débuts, maintenir un taux adéquat de vitamine D reste un élément important d'une stratégie visant à vieillir en bonne santé, au même titre que la pratique régulière d'une activité physique, un sommeil de qualité, une bonne alimentation et une bonne santé cardiovasculaire.

Pour en savoir plus sur notre complément alimentaire à base de vitamine D3 et K2, clique ici : Vitamines D3 et K2 liposomales

Pour en savoir plus sur la vitamine K2, clique ici : La vitamine K2 pour la longévité : bienfaits, sources et conseils fondés sur des données scientifiques

Références
  1. Mulligan MD, Scott MR, Yang Q, Wang R, Ghosh S, Johnson KA, et al. Association entre le taux de vitamine D circulante à l'âge mûr et une charge accrue de protéine tau mesurée par TEP chez des adultes sans démence. Neurol Clin Pract Open Access. 2026 ; 2(2).
  2. Organisation mondiale de la Santé. La démence. Genève : Organisation mondiale de la Santé. Disponible à l'adresse : https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/dementia
  3. Ghahremani M, Smith EE, Nakhaei D, et al. Supplémentation en vitamine D et apparition de la démence : effets du sexe, du gène APOE et de l'état cognitif initial. Alzheimers Dement (Amst). 2023 ; 15.
  4. Chen J, Campbell PT, Zhang X, et al. Associations entre le taux de vitamine D dans le sang et l’utilisation de compléments de vitamine D, d’une part, et la démence toutes causes confondues, la maladie d’Alzheimer et la démence vasculaire, d’autre part : une étude de cohorte prospective basée sur les données de la UK Biobank. Am J Clin Nutr. 2024.
  5. Frontiers in Neurology. Statut en vitamine D et risque de démence et de déclin cognitif : revue systématique et méta-analyse. Front Neurol. 2025.
  6. Association Alzheimer. Les stades de la maladie d'Alzheimer [Internet]. Chicago (IL) : Alzheimer’s Association ; [consulté en juin 2026]. Disponible à l’adresse : https://www.alz.org/alzheimers-dementia/stages
  7. Jack CR Jr, Knopman DS, Jagust WJ, Petersen RC, Weiner MW, Aisen PS, et al. Suivi des processus pathologiques dans la maladie d'Alzheimer : un modèle hypothétique actualisé des biomarqueurs dynamiques. Lancet Neurol. 2013 ; 12(2) : 207-216.